David Morin, Ph. D.

Professeur agrégé, Faculté des lettres et sciences humaines, Université de Sherbrooke

Ghayda Hassan, Ph. D.

Psychologue, Professeure agrégée, Directrice RPC-PREV, Université du Québec à Montréal

Vivek Venkatesh, Ph. D.

Professeur agrégé, Éducation Artistique, Directeur, Projet SOMEONE, Concordia University

CO-TITULAIRES/

David Morin est professeur agrégé à l’École de politique appliquée de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke. Ses champs d’expertise et son expérience professionnelle portent sur les questions de sécurité nationale et internationale. Il a cofondé, en 2015, l’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violentOSR, un centre regroupant chercheurs et experts et qui a pour mandat d’observer, documenter, comprendre et analyser les phénomènes de radicalisation et d’extrémisme violent. Actuellement, il est coprésident du programme Dialogue+ en matière de prévention de la discrimination et de la radicalisation au Canada et l’un des instigateurs du Forum Jeunesse — Penser la démocratie autrement, un programme québécois visant à contrer et désamorcer les discours extrémistes menant à la violence. Il a siégé, à titre d’expert désigné, sur le Groupe de travail pour la mise en place du Réseau francophone de prévention de la radicalisation violente de l’Organisation internationale de la Francophonie (2018) et a été membre du comité scientifique pour la conférence de l’UNESCO « Internet et la radicalisation des jeunes » (2016). Enfin, outre de nombreuses activités scientifiques, le professeur Morin contribue activement au débat et au dialogue sur ces questions.

Ghayda Hassan est psychologue clinicienne et professeure de psychologie clinique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est fondatrice et directrice du Réseau des Praticiens canadiens en Prévention de la Radicalisation et de l’Extrémisme Violents (RPC-PREV). Elle est également chercheure à l’équipe SHERPA-RAPS du CIUSSS Centre-Ouest de l’île de Montréal. Ses revues systématiques, ses recherches et ses activités cliniques sont centrées sur quatre grands axes : 1) La souffrance sociale, les relations intercommunautaires et l’extrémisme violent ; 2) L’intervention en contexte de conflits armés et de violence familiale ; 3) Identité, appartenance et santé mentale des enfants et des adolescents appartenant à des minorités ethniques ou religieuses ; 4) l’intervention et la formation de différents professionnels sur l’intervention sensible culturellement auprès des immigrants et des réfugiés vulnérables.

Ses activités cliniques et de recherche se concentrent sur l’interaction entre la culture, l’identité, la santé mentale et la violence parmi les groupes spécifiques étudiés.

Vivek Venkatesh est professeur agrégé en pratiques inclusives en arts visuels au Département d’éducation artistique à la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia, directeur du Centre d’études sur l’apprentissage et la performance, directeur du Project SOMEONE, co-fondateur des groupe musicaux Landscape of Hate et Landscape of Hope, et créateur du festival et des séries de conférences Grimposium. M. Venkatesh est cinéasteartiste multimédia et scientifique interdisciplinaire dans un cadre d’apprentissage appliqué. Sa recherche et son travail créatif examinent le croisement entre l’apprentissage en classe, la pédagogie publique et les médias numériques, spécifiquement les effets socioculturels des utilisations accrues des portables et des réseaux sociaux.

DIRECTEUR DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE LA CHAIRE UNESCO
Sami Aoun, Ph. D./

Sami Aoun est professeur titulaire à l’École de politique appliquée de la Faculté des lettres et sciences humaines et du Centre d’études du religieux contemporain (CERC) de l’Université de Sherbrooke. Il est également le Directeur de l’Observatoire du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (OMAN) à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQÀM, ainsi que co-fondateur de l’Observatoire de la Radicalisation et de la Violence extrême (OSR). Ses domaines d’intérêts sont les systèmes politiques, les discours idéologiques et les enjeux et conflits au Moyen-Orient ; l’éthique et processus décisionnel politique et diplomatique ; la religion et la Modernité et le dialogue interreligieux et interculturel.

COORDONNATRICE GÉNÉRALE
Sylvana Al Baba Douaihy/

Sylvana Al Baba Douaihy est coordonnatrice générale de la Chaire UNESCO-PREV. Elle est ingénieure titulaire d’un master en multimédia et réseaux de l’Université des pères Antonins au Liban (2007). Bien qu’elle soit formée en génie multimédia, initialement, Sylvana fait preuve d’une passion profonde pour la politique, la religion et la modernité. Pour cela elle poursuit un doctorat en études du religieux contemporain, à l’Université de Sherbrooke, sous la direction du Pr Sami Aoun. Son sujet de thèse porte sur les loyautés dans les discours de la guerre des Deux ans 1975-1976 au Liban. Sylvana est également enseignante au programme de formation continue en cybersécurité et sécurité intégrée au Cégep de Sherbrooke. Jusqu’à récemment, elle était agente senior de planification de programmes de sécurité aux Services de Sécurité et d’enquêtes de Postes Canada.

COORDONNATEUR SCIENTIFIQUE
Pablo Madriaza, Ph. D./

Pablo Madriaza est le coordonnateur général de la Chaire UNESCO-PREV ainsi que du Réseau des Praticiens canadiens pour la Prévention de la Radicalisation et de l’Extrémisme Violent (RPC-PREV). Il a participé à de nombreuses recherches et publications sur la violence scolaire, la criminalité et le système pénitentiaire. Récemment, il a mené diverses études sur la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, sur les conflits sociaux et l’action collective, ainsi que sur la prévention du crime. Dans le cadre de la prévention de la radicalisation, il a notamment mené une revue systématique, une étude internationale sur les enjeux de l’intervention et des intervenants ainsi qu’une recherche-action afin de développer un dispositif de prévention et de prise en charge auprès des individus radicalisés ou en voie de se radicaliser au sein du service pénitentiaire d’insertion et de probation français (SPIP).

CHERCHEURS ET PROFESSIONNELS DE LA RECHERCHE/

Annabelle Brault – Collaboratrice du Projet Someone

Annabelle Brault, MA, MTA est une musicothérapeute, musicienne, chercheuse et éducatrice axée sur les ressources. Chargée de cours à temps plein en musicothérapie à l’Université Concordia, elle s’intéresse à l’utilisation de la technologie de la musique en tant que moyen créatif pour favoriser le changement social. Parallèlement à son enseignement, elle travaille comme musicothérapeute auprès de jeunes et de soignants. Ses intérêts de recherche et d’activiste incluent l’exploitation du pouvoir émancipateur de la musique, les approches axées sur les ressources, ainsi que l’utilisation de la technologie musicale et de la performance dans l’éducation. Sa participation à l’initiative éducative Paysage de l’Espoir, menée par le Dr Vivek Venkatesh dans le cadre du projet Someone, incarne tous ces intérêts sous forme de performances audiovisuelles uniques conçues pour explorer la résilience face à l’ère numérique. En tant que musicienne professionnelle et adepte des médias de musique électronique, Brault collabore avec des artistes tels que Justin Wright, Cedric Noel, Tambour, Paysage de la Haine et arc.

Caroline Deli – Étudiante au doctorat

Caroline Deli est une candidate au doctorat en criminologie à l’Université de Montréal. Sa thèse porte sur les processus de radicalisation d’extrême-droite à travers l’étude des trajectoires de vie. Diplômée en psychologie, elle a complété une maîtrise en neuropsychologie à l’Université d’Aix-Marseille, en France. Au cours de ses études, elle a participé à des projets de recherche sur la délinquance sexuelle, les neurosciences ou encore le bilinguisme. Elle a également eu l’occasion de travailler en psychiatrie et auprès d’enfants avec des troubles d’apprentissage.

Dan Mamlok – Étudiant Post-doctoral

Dan Mamlok est un boursier postdoctoral Horizon avec Project Someone. Il est titulaire d’un doctorat en leadership éducatif, culture et curriculum de l’Université de Miami à Oxford, Ohio. Sa thèse, intitulée “Digital Technology and Education in the Age of Globalization,” explore les aspects sociaux et culturels de l’intégration de la technologie et de l’éducation, et traite spécifiquement des questions de démocratie, d’éducation et de citoyenneté. Ses recherches à l’Université Concordia portent sur l’influence des médias en ligne et hors ligne sur les jeunes enfants et sur la façon dont ils développent leur compréhension de soi et de l’autre, dans le but de renforcer leur résilience face aux discours haineux. Il a publié plusieurs articles traitant des défis de l’avancement de la citoyenneté numérique, ainsi que de l’importance de l’avancement du sens critique et de la citoyenneté démocratique.

Jason Wallin – Collaborateur du Projet Someone

Jason Wallin est professeur de médias et de culture des jeunes dans le programme d’études de la faculté d’éducation de l’Université de l’Alberta, au Canada. Plus d’une décennie de recherches internationales sur les cultures musicales extrêmes et les jeunes a créé une occasion d’aborder les problèmes du sexisme, du racisme et du fascisme en lien avec les préoccupations des producteurs et consommateurs de black metal. Dans le cadre de Projet Someone, il a coordonné et contribué (avec Jessie L. Beier, Université de l’Alberta) à l’élaboration d’un roman graphique antihaine fondé sur des entrevues de jeunes sur leurs expériences vécues de haine et de discours haineux. Le projet de  » bande dessinée antihaine  » a été largement diffusé mondialement et a fait l’objet de nombreuses interviews dans les médias, ainsi qu’une pièce maîtresse visuelle du sommet de l’UNESCO sur la radicalisation et l’extrémisme à Montréal, au Canada.

Jihan Rabah – Cochercheure du projet Someone

Jihan Rabah Ph.D. est cochercheuse principale avec le Projet Someone et vice-présidente de recherche et analyse chez eConcordia/ KnowledgeOne Inc., le fournisseur de services d’apprentissage en ligne de l’Université Concordia (ainsi que d’autres établissements d’enseignement et de commerce), qui s’occupe du développement, de la production, de l’animation et du soutien opérationnel de cours en ligne et de programmes commerciaux de formation. Elle a un doctorat en technologie éducative de l’Université Concordia et son expérience professionnelle a notamment consisté à réunir les points de vue des chercheurs, des praticiens et des responsables des politiques sur les questions relatives suivantes: (1) l’intégration de technologies numériques novatrices dans les environnements éducatifs afin de maximiser l’efficience et l’efficacité des résultats d’apprentissage et (2) l’utilisation des technologies éducatives comme moyen d’activer les compétences en matière de citoyenneté et de construction de la paix.

Kathryn Urbaniak – Chef de programme, Projet Someone

Kathryn Urbaniak est responsable du programme Projet Someone depuis 2014. Elle a supervisé la conception et le développement du portail et du contenu de Project Someone. Elle a également dirigé divers projets dans le domaine de la prévention primaire, notamment le cours en ligne ouvert massif intitulé « De la haine à l’espoir: renforcer la compréhension et la résilience ». De plus, Kathryn a géré plus de 20 événements d’engagement du public sous les bannières Someone et Grimposium. Elle est une conceptrice d’expérience d’apprentissage expérimentée, une instructrice et une chercheuse diplômée en technologie de l’éducation, en technologie de l’information et en administration des affaires. Elle est l’auteure de publications dans les domaines de la haine en ligne, de la communauté en ligne et de l’éducation. Kathryn a formé plus de 1 000 enseignants dans 40 pays et a également été membre d’un comité consultatif canadien sur l’élaboration de la norme internationale ISO 29993 (services d’éducation et d’apprentissage).

Lydie Belporo – Coordonnatrice du projet PREV-IMPACT

Lydie Christelle Belporo est titulaire de deux maîtrises en relations internationales et en droit de l’Université de Montréal, elle a publié un livre et de nombreux articles sur la responsabilité des multinationales pour les violations des droits de la personne. Elle a exercé des fonctions de recherche et de coordination au sein du Réseau des opérations de paix de l’Université de Montréal et du Bureau international des droits des enfants à Montréal pour un projet au Burundi. Elle est actuellement candidate au doctorat à l’École de criminologie de l’Université de Montréal et ses intérêts de recherche portent sur les trajectoires menant à la radicalisation et l’extrémisme violents.

Marie-Eve Carignan – Responsable pôle Médias

Marie-Eve Carignan (Ph.D. information et communication) est professeure agrégée au département de communication de l’Université de Sherbrooke. Elle dispose d’une importante expérience professionnelle en communication au sein de petites et grandes organisations, dont le Conseil de presse du Québec où elle a été analyste principale et responsable des communications. Ses recherches portent principalement sur l’impact des médias en société, ce qui l’amène à se pencher sur les pratiques journalistiques, l’éthique et la déontologie, la communication des risques et de crise et l’analyse des contenus médiatiques, y compris la couverture des sujets liés à la religion, au terrorisme et à la radicalisation. Elle a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs et publié dans des revues nationales et internationales en communication, en journalisme et en histoire.

Marie-Laure Daxhelet – Coordonnatrice du projet UNI-PREV

Marie-Laure Daxhelet est psychologue et professeure associée au département de psychologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Dans le cadre de sa thèse doctorale, elle s’est penchée sur la question des enfants soldats, plus spécifiquement sur les transformations identitaires vécues par ces derniers suite à l’enrôlement militaire. Depuis 2016, elle est chercheure principale et formatrice à l’équipe RAPS, un regroupement de chercheurs multidisciplinaires interpellés par la polarisation croissante de la société autour d’enjeux identitaires et à différentes manifestations de radicalisation violente. En tant que membre de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents (Chaire UNESCO-PREV) elle agit à titre de co-chercheure et coordonnatrice d’un projet de recherche-action sur la prévention de la radicalisation violente au sein des établissements universitaires québécois.

Maxime Bérubé – Étudiant postdoctoral Projet Someone

Maxime Bérubé est boursier postdoctoral du CRSH à l’Université Concordia et à l’Université de Waterloo. Il collabore avec le projet Someone et la chaire UNESCO-PREV afin de créer des stratégies d’éducation sociale destinées à prévenir la radicalisation et l’extrémisme violent. Titulaire d’un doctorat en criminologie de l’Université de Montréal, il est également chargé de cours à l’Université de Montréal, où il enseigne sur le terrorisme, l’antiterrorisme, le renseignement et les stratégies d’enquête. Sa thèse explore la diversité des activités d’influence djihadiste, et ce, à travers un large échantillon de vidéos produites en anglais. Il a co-rédigé un livre intitulé Délinquance et innovation, et ses recherches portent principalement sur les activités d’influence menant à la violence, la propagande computationnelle, les mouvements sociaux et l’analyse de données en sources ouvertes.

Mélina Girard – Étudiante au baccalauréat

En plus de détenir une année d’étude en psychologie, Mélina Girard est actuellement étudiante au baccalauréat en criminologie spécialisation analyse de l’Université de Montréal. Ses intérêts de recherche s’articulent autour de la criminologie, de la victimologie et de la psychologie. Plus précisément, elle s’intéresse au processus de criminalisation ainsi qu’aux facteurs macro-sociaux ayant un impact sur la variation de la criminalité.

Sarah Ousman – Étudiante au doctorat

Sarah Ousman est étudiante au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) sous la supervision de Ghayda Hassan (UQÀM) et d’Anne Crocker (Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel de Montréal). Sarah s’intéresse à l’intervention clinique dans un contexte de radicalisation menant à la violence et sa thèse de doctorat portera sur l’évaluation du risque de violence liée à la radicalisation et à l’extrémisme violent. Sarah est également la Responsable de la cartographie du Réseau des Praticiens Canadiens pour la Prévention de la Radicalisation et de l’Extrémisme Violent (RPC-PREV).