Alfredo Joignant, Ph.D. Chercheur principal de la ligne Conflits politiques et sociaux et chercheur responsable de l’Observatoire des conflits du COES, et professeur titulaire de l’École de science politique de l’Université Diego Portales. Docteur en sciences politiques de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, France. Ancien président de l’Association chilienne des sciences politiques (1998-2000), il a également été professeur invité à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris III (Chaire Pablo Neruda d’études chiliennes) et à l’Institut d’études politiques de Grenoble, France. Ses thèmes de recherche sont : élites et légitimité politiques, charisme politique et institutionnel, sociologie du champ politique, capitaux et ressources dans la compétition politique, politique de la mémoire.

Amer Y. Makarem est un citoyen aveugle libanais, diplômé en philosophie et en enseignement de l’Université américaine de Beyrouth (AUB). Il est directeur de l’Association des jeunes aveugles (YAB) depuis 1989. Un défenseur et un praticien pionnier dans la promotion de l’éducation inclusive au Liban et dans la région. Il est professeur à la Faculté d’éducation spécialisée de l’Université Saint-Joseph (USJ).  Il est aussi coordinateur du Réseau pour l’inclusion au Liban, membre du conseil d’administration de l’Asian Blind Union et membre du comité exécutif de l’Union mondiale des aveugles. Sa dernière publication en 2019 est un guide qui porte sur la formation des enseignants et des éducateurs spécialisés pour inclure et soutenir les élèves ayant une déficience visuelle dans les écoles inclusives.

Bakary Sambe, Ph.D. est le Directeur du Timbuktu Institute, Centre africain d’études pour la paix et basé à Dakar et à Niamey. Il est aussi le coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique; et enseignant-chercheur au Centre d’étude des religions (CER) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, spécialiste des réseaux transnationaux dans le Sahel. M. Sambe est docteur en Sciences politiques (IEP de Lyon), ainsi que détenteur d’une maîtrise en études arabes et islamiques (www.timbuktu-institute.org )

Benjamin Ducol est Directeur général adjoint au développement stratégique et scientifique au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) à Montréal. Titulaire d’un doctorat en sciences politiques de l’Université Laval, il a été stagiaire postdoctoral au Centre international de criminologie comparée (CICC). Il est également professeur associé à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, ainsi qu’au Département de communication sociale et publique de l’UQAM. Ses travaux de recherche portent sur les radicalités militantes liées au djihadisme, les processus de radicalisation à l’ère du numérique, les enjeux de prévention de la radicalisation menant à la violence et les mobilisations de victimes du terrorisme. Il est affilié au réseau Canadian Network for Research on Terrorism, Security and Society, au Centre international de criminologie comparée (CICC), à l’ANR Violences et radicalités militantes en France (VIORAMIL) et au Panel international sur la sortie de violence / International Panel on Exiting Violence (IPEV).

Carol Mottet travaille depuis 2004 au sein du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Elle est aujourd’hui conseillère principale auprès de la Division Sécurité humaine, qui est le centre de compétence du DFAE pour les questions de paix et de sécurité. Elle y dirige un programme de prévention de l’extrémisme violent, participant au travail politique du ministère, tout en apportant son expertise dans la réalisation de diverses activités avec les partenaires du programme. Auparavant, elle a apporté un soutien, en tant qu’envoyée spéciale, aux efforts de médiation de la CEDEAO pour la résolution du conflit au Mali (2011-2013) ; ainsi que mise à disposition de la MINUSMA, en tant que conseillère spéciale du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le Mali pour le processus de médiation (2013-2014). Spécialisée en droit international public, droit humanitaire et droits de l’homme, Mme Mottet est au bénéfice d’un diplôme d’études supérieures en relations internationales ainsi que d’une licence en sciences politiques de l’Institut universitaire de hautes études internationales (Genève, Suisse).

Cécile Rousseau, MD, professeure au Département de psychiatrie de l’Université McGill, est directrice scientifique de l’Équipe RAPS au sein de l’Institut de recherche du CIUSSS Centre-Ouest de Montréal. Elle dirige une équipe de recherche sur l’intervention et la prévention de la radicalisation menant à la violence dans les domaines de la santé, des services sociaux et de l’éducation. Elle mène également des recherches sur les programmes de prévention en milieu scolaire pour les jeunes immigrants et réfugiés et sur l’impact des politiques migratoires sur la santé mentale.

Daniel Khoeler, Ph.D. Directeur de l’Institut allemand d’études sur la radicalisation et la déradicalisation (GIRDS) ; cofondateur de la revue à accès libre sur la déradicalisation et membre du comité de rédaction du Centre international de lutte contre le terrorisme à La Haye. Daniel Koehler a étudié la religion, les sciences politiques et l’économie à l’Université de Princeton et à l’Université libre de Berlin. Après avoir terminé le programme postuniversitaire « Master of Peace and Security Studies » à l’Université de Hambourg, il s’est spécialisé sur des sujets tels que le terrorisme, la radicalisation et la déradicalisation. Il a travaillé comme conseiller en déradicalisation et en famille dans le cadre de multiples programmes et a élaboré plusieurs approches méthodologiques de la déradicalisation, en particulier des programmes de counseling familial partout dans le monde.

Habib El-Hage Ph.D. Directeur de l’Institut de recherche sur l’intégration professionnelle des immigrants (IRIPI). Praticien et chercheur dans le domaine des relations interculturelles. M. Habib El‐Hage est détenteur d’un doctorat en sociologie de l’UQAM. Ses intérêts portent sur les pratiques de prévention, d’intervention et de médiation dans les entreprises et les institutions publiques.  Il est chercheur associé au Centre de recherche sur l’immigration, l’ethnicité et la citoyenneté (CRIEC) et membre de l’équipe Recherche et Action sur les Polarisations Sociales (RAPS). M. El-Hage œuvre dans le milieu de l’éducation depuis 19 ans. Il est chargé de cours au programme de maîtrise en médiation interculturelle à l’Université de Sherbrooke. Il a collaboré à plusieurs recherches portant sur la radicalisation. Il a récemment publié les résultats d’une étude portant sur les multiples barrières que vivent les personnes LGBTQ racisées à Montréal ainsi qu’ un ouvrage sur l’intervention interculturelle en milieu collégial.

Ian Hamilton est le directeur général d’Equitas depuis janvier 2004. Il a d’abord occupé pendant cinq ans le poste de directeur des programmes, contribuant ainsi à la création de ceux-ci pour cette période. Avant d’arriver à Equitas, Ian a travaillé pendant seize mois à Bangkok pour le Comité de coordination des organisations de droits de la personne de la Thaïlande, appuyant leur campagne pour la création d’une commission nationale des droits de la personne dans ce pays. De 1992 à 1995, il a occupé différents postes, notamment celui d’agent de programme de l’Asie, pour le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique (Droits et Démocratie) à Montréal. Il a complété un baccalauréat en histoire à l’Université de Toronto en 1990. En 2016, il a été nommé pour un mandat de deux ans au Conseil d’Administration du Conseil canadien pour la coopération internationale.

Jonathan Birdwell est directeur adjoint de l’ISD et supervise le travail de l’ISD en matière de recherche, d’éducation et de politiques, y compris le Réseau des planificateurs de politiques et le Réseau Strong Cities Network. Jonathan est titulaire d’une maîtrise (avec distinction) de la London School of Economics and Political Science ainsi que d’un baccalauréat en sciences politiques et en philosophie de la Tulane University de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Dans le domaine de la recherche, Jonathan se concentre actuellement sur l’établissement de partenariats uniques et sur la technologie et les capacités d’analyse en ligne de l’ISD afin de fournir une compréhension à jour de la propagande extrémiste et des tactiques de recrutement, en plus de l’évaluation des campagnes en ligne et des interventions personnelles en ligne de l’ISD.

Josiane Boulad-Ayoub, C.A., M.S.R.C., Ph.D. a fait des études en philosophie à l’Université de Lyon III. Elle a été directrice du département de philosophie au CÉGEP du Vieux-Montréal (1973 à 1979), puis engagée à l’Université du Québec à Montréal, elle a été successivement directrice du module de philosophie (1980-1984), du certificat en sciences sociales qu’elle a contribué à fonder (1983-1985) puis directrice du département de philosophie (1992-1996), vice-doyenne à la recherche de la Faculté des sciences humaines (2004-2007), et, en 2011, professeure émérite de l’UQAM. En 1999, elle devient la première titulaire de la Chaire Unesco d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique au Canada, l’UNESCO reconnaissant ainsi le rayonnement international de la titulaire.

Pascale Laborier, Ph.D. Docteure de science politique/relations internationales à Sciences po, elle est professeure agrégée de sciences politiques depuis 1999, et depuis 2011, à l’Université Paris Nanterre. Elle a été directrice de l’UMIFRE Centre Marc Bloch à Berlin (2005/10). Ses publications portent sur l’action publique et les sciences de la police ou camérales. Depuis 2016, elle a effectué une mobilité thématique de recherche sur l’histoire des migrations universitaires contraintes, et plus particulièrement sur les Tupamaros et les réfugiés uruguayens accueillis en France. Elle est membre du Scientific board InSPIREurope MSCAH2020 sur les Scholar at Risk. De 2015 à 2017, elle a été Conseillère SHS auprès du Secrétariat d’État à la recherche et à l’enseignement supérieur et a eu en charge notamment les questions de transfert de la recherche vers les politiques publiques. Depuis 2017, elle est la coordinatrice scientifique du COSPRAD. Elle siège au comité d’experts à la Chaire UNESCO-PREV et au Conseil scientifique international de la revue Violence : An international journal.

Larry Gbevlo-Lartey est le directeur du Centre africain d’études et de recherches sur le terrorisme (CAERT) et représentant spécial du président de l’Union africaine pour la coopération antiterroriste. Il est titulaire d’une maîtrise en relations internationales de l’Université de Legon, au Ghana, d’un brevet d’avocat et d’une licence en administration. M. Gbevlo-Lartey a participé à diverses missions de paix, notamment avec la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), la Force de maintien de la paix des Nations Unies en Croatie et en Bosnie-Herzégovine (UNPROFOR) et la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (UNIFIL). Il a également été coordonnateur de la sécurité nationale du Ghana de janvier 2009 à mai 2014.

Lori-Anne Théroux-Bénoni Ph.D. est la directrice du bureau régional de l’ISS pour l’Afrique de l’Ouest, le Sahel et le bassin du lac Tchad. Elle dirige une équipe de recherche basée entre Dakar, Bamako, Abidjan, Abuja et N’Djaména. Le bureau travaille sur des questions centrales pour la région, telles que l’extrémisme violent et le terrorisme, l’instabilité politique, les conflits locaux, les opérations de paix et les processus politiques. Avant de rejoindre l’ISS en 2012, elle a travaillé comme chercheure pour le Réseau de recherche sur les Opérations de paix de l’Université de Montréal, au Canada, Radio-Canada et le Centre Carter en Côte d’Ivoire. Lori-Anne détient un doctorat en anthropologie de l’Université de Toronto, au Canada. Ses travaux et analyses s’ancrent dans une approche anthropologique des conflits, de l’insécurité et de la violence pour éclairer les processus décisionnels nationaux, régionaux et globaux sur les questions actuelles.

Markus Pausch Ph.D. est un politologue qui se concentre sur la démocratie et la participation. Il est impliqué dans divers projets de recherche (tels que le projet UE-H2020 Partnership Against Violent Radicalisation in the Cities PRACTICIES) sur la démocratie inclusive, l’innovation démocratique et l’éducation civique comme méthodes de prévention précoce de l’extrémisme antidémocratique. Il suppose que l’exclusion sociale et politique augmente le danger de mouvements antidémocratiques et travaille donc sur des concepts d’inclusion démocratique. Il s’intéresse au lien entre la révolte constructive et non violente et la démocratie, qu’il étudie de manière théorique et empirique.

Martin Geoffroy Ph.D. Le sociologue Martin Geoffroy, a travaillé au cours de sa carrière à New York, Winnipeg et Moncton. Il est professeur en sociologie au Cégep Édouard-Montpetit depuis 2013. Il est détenteur d’un doctorat et d’une maîtrise en sociologie de l’Université de Montréal et d’un baccalauréat en communication de l’UQÀM. Il s’intéresse depuis plus de vingt ans aux mouvements d’extrême-droite et de droite au Québec, aux États-Unis et en France. Il est l’auteur de plus de vingt-cinq articles et chapitres de livres arbitrés et a codirigé six numéros spéciaux de revues savantes et cinq livres. Il a aussi été professeur adjoint en sociologie à l’Université de Saint-Boniface (2004-2006) et à l’Université de Moncton (2006-2009). En 2016, il a fondé le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR). Il est membre supérieur du réseau Canadian Network for Research on Terrorism, Security & Society (TSAS), de l’International Team for Evaluation of Radicalization Prevention (ITERP) et membre associé de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

Maryse Benoit, Ph.D. Professeure agrégée du Département de psychologie de l’université de Sherbrooke. Elle se spécialise dans l’intervention dans un contexte interculturel et dans le traitement des traumatismes, particulièrement en ce qui a trait à l’évaluation de différentes modalités d’intervention offertes aux immigrants et aux réfugiés ayant subi de la violence et des traumatismes sévères et à l’étude des variables socioculturelles pouvant influencer la relation thérapeutique et la réponse au traitement.

Romain Sèze Ph.D. est docteur en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales, chercheur à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, rattaché au laboratoire « Groupe Sociétés, Religions et laïcité » (CNRS PSL), et enseignant à Sciences Po (Saint-Germain-en-Laye). Ses recherches portent sur la sociologie politique et religieuse du fait musulman en Europe, plus spécifiquement sur les violences militantes perpétrées au nom de l’islam et sur les politiques qui leur sont dédiées.

Sara Savage Ph.D. est co-fondatrice de la méthode IC Thinking. Elle est psychologue sociale et associée de recherche principale au Département de psychologie de l’Université de Cambridge. Ses travaux de doctorat à l’Université de Cambridge ont jeté les bases de la compréhension de la façon dont les dynamiques cognitives et sociales forment la façon dont les gens pensent le monde social dans les fondamentalismes, les polarisations sociales et les extrémismes. Avec ses collègues, elle a mis au point une série d’interventions pour y remédier, en opérationnalisant le concept de complexité intégrative (IC, Suedfeld 2010) pour mesurer les changements cognitifs liés à la prévention de la violence. Son travail couvre la prévention universelle par le biais de programmes de pensée critique dans les écoles, de programmes pour les jeunes identifiés comme  » à risque  » et de programmes pour les détenus et les ex-détenus impliqués dans l’extrémisme violent.

Séraphin Alava Ph.D. Le professeur Séraphin Alava est chercheur titulaire en sciences de l’éducation à l’Unité mixte de recherche EFTS et membre de l’équipe « Radicalités et régulations » de la maison des sciences de l’homme de Toulouse CNRS. Comme expert au sein de l’Unesco, il pilote le rapport mondial de l’Unesco sur les liens entre radicalisation et médias sociaux. Il est chef de file de trois réseaux européens de chercheurs où il construit des liens entre les disciplines, permettant ainsi de mieux comprendre les processus de radicalisation, les questions de désistance radicale et les processus de basculement dans l’extrémisme violent. Il a développé un dispositif d’évaluation de l’impact des contre-discours visant la prévention des radicalisations qui est inclus dans les bonnes pratiques du Radicalisation Awareness Network (RAN).

Simon Kuany est le point focal pour la prévention de l’extrémisme violent par l’éducation (PVE-E) à l’Institut Mahatma Gandhi d’éducation pour la paix et le développement durable de l’UNESCO (MGIEP), où il renforce les capacités critiques, sociales et émotionnelles des jeunes leaders pour qu’ils puissent organiser et mettre en œuvre des activités communautaires pour bâtir une paix durable. Nomade international originaire du Soudan du Sud, Kuany a terminé ses études secondaires au Kenya alors qu’il était réfugié ; il a été récipiendaire de la bourse Indian Council of Cultural Relations and Symbiosis International University Joint Scholarship où il a obtenu son MBA. Autodidacte en géopolitique mondiale et en philosophie, et formé en éducation axée sur l’enquête et la pensée critique, il s’occupe de #YouthWagingPeace et TAGe. Kuany est également formateur pour le programme MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) de l’UNAOC pour les jeunes constructeurs de paix. Son livre intitulé The Enlightened Darkness est une méditation intime sur les causes et les conséquences de la guerre civile au Soudan.

Stéphane Leman-Langlois Ph.D. professeur de criminologie à l’Université Laval, Québec. Ses recherches ont porté sur le terrorisme national et international et sur l’extrémisme de droite. Il est membre de l’Équipe intersectorielle spécialisée en prévention des polarisations sociales et de la radicalisation menant à la violence du CIUSS de la Capitale.