Le nombre de Canadiens qui rejoignent des groupes haineux est en croissance. Pourquoi?

Alors que la montée de l’extrémisme inquiète de plus en plus les autorités canadiennes, des chercheurs de l’Université Concordia se sont attardés aux façons de prévenir ou d’enrayer le recrutement au sein de «groupes sectaires», ainsi que les façons d’en sortir. Leur conclusion: le respect et l’empathie sont essentiels pour y arriver, même face à des propos haineux.

L’empathie est «la clé» pour éradiquer l’extrémisme, plaident des chercheurs

Alors que la montée de l’extrémisme inquiète de plus en plus les autorités canadiennes, des chercheurs de l’Université Concordia se sont attardés aux façons de prévenir ou d’enrayer le recrutement au sein de «groupes sectaires», ainsi que les façons d’en sortir. Leur conclusion: le respect et l’empathie sont essentiels pour y arriver, même face à des propos haineux.

D’anciens «skinheads» racontent pourquoi ils ont rejoint et quitté des groupes haineux

Une nouvelle recherche tire profit de l’expérience d’anciens extrémistes afin de mieux comprendre les processus de radicalisation. Pendant des années, les autorités canadiennes ont sous-estimé le danger que représente l’extrémisme d’extrême droite. Cependant, de plus en plus, elles prennent l’enjeu au sérieux.

D’anciens extrémistes de droite parlent de prévention et de lutte contre la radicalisation violente avec des chercheurs de l’Université Concordia

Selon une étude, l’empathie, le respect et le soutien sont essentiels pour aider ceux et celles qui songent à se joindre à des groupes sectaires ou à se libérer de leur emprise. Alors que les groupes haineux, comme The Base, appellent à commettre des actes toujours plus violents, les autorités policières canadiennes considèrent l’extrémisme de droite comme une menace de plus en plus importante à la sécurité du pays.

Peur de quoi? L’extrémisme violent au Québec et le paysage médiatique

La radicalisation ne mène pas nécessairement à l’extrémisme violent. Les extrémistes commettant des gestes violents se caractérisent généralement par une histoire personnelle difficile, voire de discrimination réelle ou perçue, les concernant eux-mêmes ou le groupe auquel ils s’identifient.

La Chaire UNESCO-PREV accueille Méi-Ra St-Laurent, Ph. D.

Méi-Ra St-Laurent (Ph.D.) se joint à l’équipe Projet Someone à l’Université Concordia dans le cadre de son post-doctorat financé par le CRSH, où elle travaillera avec Vivek Venkatesh. Son projet de post-doctorat porte sur l’accroissement de la préoccupation quant à l’utilisation d’un discours inclusif (dits « politiquement correct ») dans le contexte nord-américain de la musique populaire et de ses liens avec la circulation de discours haineux dans les espaces publics.

Partage d’expertise avec une université du Burkina Faso

En janvier 2020, l’Université de Sherbrooke a eu le plaisir d’accueillir pendant une semaine la professeure-chercheuse Justine Coulidiati qui enseigne en éducation à l’Université de Ouaga II au Burkina Faso et qui est notamment spécialiste en la prévention de l’extrémisme violent.

Nouvel article sur l’extrémisme violent et les anciens extrémistes

«Converging Patterns in Pathways in and out of Violent Extremism: Insights from Former Canadian Right-Extremists» est un nouvel article de Maxime Bérubé, Ryan Scrivens, Vivek Venkatesh et Tiana Gaudette, publié dans Perspectives on Terrorism (Volume 13, numéro 6).